ALPINISME PHOTOS Couloir de la Fourche 8 et 9 Avril 2011
Couloir de la Fourche 8 et 9 Avril 2011 PDF Imprimer Email

COULOIR DE LA FOURCHE A L'OSSAU

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Sortie des 8 et 9 Avril 2011

Avec Frederic , Jean-Claude , Jean-Louis , Natacha , Stéphane et Yves

Compte-rendu de Yves et Jean-Claude

Photos ...de tout le monde

Vendredi 8 Avril 2011

Après une 1ère tentative manquée pour cause de disparition du Col de Soum de Pombie par une nuit d'encre, un groupe de 6 entêtés conduits par Natacha veut profiter du soleil et des températures estivales pour essayer de revenir au Couloir de la Fourche du Pic du Midi d'Ossau (AD+). En fin d'après midi, Frédéric,Stéphane, Jean-Louis, Jean-Claude et Yves partent du parking d'Anéou 1750 m, certains avec des sacs de près de 20 kg. La neige a bien fondu et ne persiste que sous le Col de Soum de Pombie 2129 m puis sur son versant nord jusqu'au refuge de Pombie 2031 m. Arrivés à la tombée de la nuit, nous mangeons à la lueur des frontales et bougies et dans la bonne humeur avant de rejoindre les couchages vers 22 h15.

Montée à Pombie , Jean-Claude et son copain le sac

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Coucher de soleil pendant la montée

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Première apparition du Couloir de la Fourche , entre le Petit Pic et le Grand Pic d'Ossau

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Le Couloir , entre le Petit Pic et le Grand Pic d'Ossau

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Soirée bivouac dans le refuge non gardé, gastronomie montagnarde

Version tout petit sandwich

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Version deshydraté pas-lourd-à-porter

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Version Tupperware maison

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Version matos et organisation

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Samedi 9 Avril 2011

Le réveil est à 2 h et nous partons à 3 h en constatant que la nuit n'est pas froide et le regel juste acceptable. Les frontales scintillent sur la Grande Raillère de Pombie. Jean-Claude perd un crampon et va nous attendre au pied du couloir. Jean-Louis mène la cordée avec Frédéric et Natacha conduit Stéphane et Yves. De nuit, on ne voit pas tous les relais, certains sont placés assez haut. Au lever du jour, nous devons franchir une rimaye peu solide alors que la neige est bien portante dans l'ensemble. La Fourche,2700 m environ est atteinte avec un petit vent frais.

Grimpe a la frontale

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Relais nocturne pour Fréderic

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Levre du jour dans les pentes du couloir

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Jean-Louis et Fréderic dans les pentes du couloir

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Stéphane

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Traversée au départ d'un relais

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Stéphane a reçu un glaçon sur le nez mais garde le moral

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La Fourche , sommet du couloir

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La descente commence par la désescalade exposée de la dernière longueur et va se poursuivre par 6 rappels dans une neige qui ramollit. Au niveau de la rimaye, la corde se coince et Jean-Louis se dévoue pour remonter. A un relais,un vieux piton cède entrainant la chute du bloc où il était. Yves a un bon coup sur le poignet et Frédéric l'a reçu sur les pieds ! Nous revenons auprès de Jean-Claude qui a pu récupérer son crampon et la descente de la Raillère se fait dans une « canole » de neige fondante. Il y a du monde autour du refuge où nous arrivons vers 12h et le repas sur la table extérieure est apprécié.

 

 

Descente du couloir en rappels

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Arrivée au refuge de Pombie

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Les gros sacs sont chargés pour remonter au Col de Soum de Pombie ; il fait chaud et la descente a Anéou s'avère douloureuse pour les jambes et les épaules (16 h).

 

Puis voyage à travers les saisons jusqu'aux voitures

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C'est une bien jolie course mais avec des dangers objectifs certains à ne pas sous-estimer.

 

Un scoop :Jean-Claude, toujours vivant , nous livre les secrets de son opération survie dans la rimaye du couloir

Le couloir de la fourche au mois d’avril, c’est pas comme sur internet,

 

L’approche, la veille, avec un coucher du soleil depuis le parking du Pourtalet ? simple formalité, le col en une heure même chargé du matériel (et dire qu’il y en a qui tournent en rond la nuit dans la neige pour ne pas le trouver !) et 15 mn plus tard le refuge de Pombie.

Super le repas le soir à la lumière des bougies et des frontales mais il ne faut pas oublier d’amener de l’eau potable. La nuit est courte, lever à 2 heures pour un départ à trois, seuls les montagnards originaires du sud est se plaignent… pour la forme.

Pour aller au pied du couloir, pas de problème dit Natacha, tu suis la « grande ourse », enfin, il faut quand même regarder où on met les pieds car il y a le lac en contre bas, la neige est portante, super. Une heure et demi à grimper en lacets des coulées de neige glacée de plus en plus pentues, et puis la catha  « jean claude, tu n’as plus ton crampon droit

Accepter la règle, ne pas se mettre en danger ni mettre en péril les autres. Heureusement la rimaille gauche offre un endroit sûr à condition de rester dans un mini igloo de 1m sur 1m y compris les trous. Recomposition des cordées, départ des copains et, au jugé, 6 heures d’attente et un moral à se refaire.

 

Recette personnelle :

- s’occuper d’assainir le sol car les petites affaires ont tendance à disparaître dans les trous et consolider la sortie vers la pente

- remuer pour éviter le froid : enlever les vêtements humides, pas besoin de lutter contre le sommeil (l’excitation est suffisante), sculpture dans la neige sans démolir l’igloo , faire les 100 pas en tournant dans un sens puis dans l’autre, gym et un peu de french can-can pour égayer, mais pas trop, c’est un pont de neige quand même

- penser à Henry Russel à l’entrée de sa grotte : je n’ai pas les ingrédients pour son célèbre punch mais un sucre avec de l’alcool de menthe à 80%, vouf ! ç'est comme le vitriol des "tontons flingueurs"! à 5 heures du mat, ça secoue !

- profiter de l’occasion : contempler le lever du jour peinard à 2700m, c’est pas banal : le Vignemale, le Balaïtous, le Palas, s’illuminent les uns après les autres même si l’Espagne s’obstine à rester bouchée , le rosé de l’aube est indéfinissable

- apprécier les visites : 3 espagnols qui montent retrouvent mon crampon mais ils sont très bas et prennent une autre voie, ils m’aperçoivent, cependant, me demandent si j’ai des « amigos » puis l’un deux fait un effort terrible pour monter mon crampon le plus haut possible afin que je puisse le récupérer au retour, formidable, l’esprit Frison –Roche est toujours là !un isard maladroit qui fait tomber un rocher sur une crête, des choucas passent et rapassent moqueurs, un improbable bourdon vient visiter ma « grotte » la croyant inoccupée, puis ressort dépité, à fond les mandibules

- gérer la chaleur : le soleil n’est pas l’ami des igloos, les fuites d’eau se multiplient au toit, qui devient bientôt toit ouvrant , puis disparaît à moitié, ça va, le sol est bien tassé avec la gym, il faut juste faire tenir le sac sur les piolets pour l’isoler.

 

La vie des esquimaux du Couloir à une (belle) fin

A 10H30 pile (je vous le jure, mais comment fait elle ?), une voix d’ange tombe du ciel « tout va bien Jean claude ? », c’est Natacha puis toute la cordée. Le pas de l’araignée, face à la paroi avec quelques pas de crabe tout de même, dans les « baquets » soigneusement préparés par Natacha sur une surface devenue malléable, en évitant cependant les coulées de neige qui courent en chuintant dans le labyrinthe des toboggans qui strient le Couloir et pour finir, un dernier régal, même sans la luge de Jean Louis, les descentes sur le dos jusqu’au refuge où attend toute l’équipe que je n’ai pas eu l’impression de quitter tant nous avons si fortement pensé les uns aux autres.

Ne cherchez pas l’igloo de la rimaille, à l’heure actuelle, il a dû fondre, mais allez dans le Couloir sans vous presser car l’esprit montagnard, lui, vous y attend toujours.

Merci à Jean Louis, Frédéric, Yves, Stéphane et …Natacha pour l’amitié et le soutien qu’ils m’ont témoigné tout au long de cette journée. Décidément, je redécouvre ma montagne à chaque sortie. Le Couloir de la Fourche au mois d’avril , c’est pas comme sur internet, c’est beaucoup mieux.

 

 

 

 

 

 

 


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